Mythes et légendes en forêt amazonienne

Mythes et légendes peuplent la forêt amazonienne. Cette immense jungle abrite bien des histoires et mystères à élucider. Selon le pays ou la région, les légendes diffèrent, les détails sont plus ou moins denses, les noms changent mais la forêt et les peuples qui y habitent regorgent d’histoires à raconter aux enfants autour d’un feu de camp.Aujourd’hui on vous raconte quelques-unes de ces légendes que l’on se susurre au bord du feu. 

Le Mapinguari

Vous connaissez tous le monstre du Loch Ness ou encore le yéti mais avez-vous déjà entendu parler du Mapinguari ?

Mapinguari monstre légende forêt amazonienne

La légende raconte qu’un jour, un puissant chaman trouva le secret de la vie éternelle. Dans sa quête de l’immortalité il dû abandonner son apparence humaine, il se métamorphosa alors en une créature monstrueuse.

Les descriptions de son apparence physique varient beaucoup. Le corps d’un ours géant, le pelage rougeâtre, d’énormes griffes, le visage semblable à celui d’un singe voire d’un homme, une bouche géante au milieu du ventre dégageant une odeur fétide abominable. Bref un monstre pouvant se déplacer aussi bien à 4 pattes que sur 2. Le Mapinguari aurait également un penchant pour la viande humaine. Cette créature est donc à craindre, elle est réputée pour être la plus sauvage, la plus mystérieuse et la plus terrifiante vivant dans la forêt tropicale.

Les légendes sur le Mapinguari s’écoutent au Brésil, en Colombie, au Pérou et en Bolivie. Et ce qui rend ce personnage unique, c’est que celui-ci aurait été aperçu à plusieurs endroits dans les pays mentionnés juste avant. Nombreux en effet sont ceux qui disent l’avoir déjà vu ou avoir entendu son cri terrible. Les histoires sont tellement répandues que des expéditions sont souvent menées afin d’essayer de trouver ce monstre de la forêt. Même le biologiste David Oren s’y est mis et est également à la recherche de la créature. Selon lui, le Mapinguari serait en fait une espèce vivante de paresseux géant que l’on croyait éteinte depuis plus de 10 000 ans et qui aurait survécu dans les profondeurs de la forêt.

Petit point historique : ce paresseux géant, venant de l’espèce Mégathérium americanum (nom scientifique), était un animal d’environ 6 mètres de long, pouvant peser jusqu’à 4 tonnes. Son nom signifie d’ailleurs « grande bête d’Amérique ». Ses griffes, longues d’environ 30 centimètres lui servaient à repousser ses prédateurs et à se nourrir.

Deux camps se font donc face aujourd’hui. D’un côté, ceux qui croient en l’existence actuelle de ce paresseux géant, se basant sur des témoignages de « quelques centaines de personnes » affirmant avoir vu des Mapinguari. De l’autre, les sceptiques qui soutiennent que ce n’est rien de plus qu’une légende et que si le Mapinguari existait toujours vraiment, beaucoup plus nombreux seraient ceux qui l’aurait aperçu.

Finalement, que vous croyez ou non en cette légende, la vérité reste quant à elle encore cachée entre les ombres de la forêt tropicale.

Le Maskilili

Plus connu au Brésil sous le nom de Curupira, c’est l’un des êtres folkloriques les plus curieux de la forêt amazonienne. Il est décrit comme ressemblant à un jeune garçon aux cheveux roux et aux pieds à l’envers afin de brouiller les pistes des chasseurs qui le traquerait. Protecteur de la faune et de la flore, il court plus vite que n’importe quel animal et il est donc impossible de le suivre du regard.

légende du Curupira

S’il tolère bien ceux qui chassent pour se nourrir, il déteste ceux qui ne le font que pour le plaisir. Afin de protéger les animaux et la forêt, il a plus d’un tour dans son sac. Il est capable de produire des sons qui étourdissent les chasseurs qui se mettent alors à tourner en rond, complétement perdus dans la

forêt. Le seul moyen pour eux de retrouver leur chemin est alors de fabriquer une sorte de pelote avec des lianes et de bien cacher la pointe. Il leur faut ensuite la lancer le plus loin possible et crier « je parie que tu ne trouveras pas le bout ». Le Curupira, très joueur s’élance relever le défi rompant ainsi le charme qui empêchait les chasseurs de retrouver leur chemin.

D’ailleurs, avant de pénétrer dans le domaine du Curupira, la coutume indienne du peuple des Tupi-Guarani est de lui offrir des offrandes avant d’aller chasser afin de le rendre plus docile.

Enfin, on raconte également que certains de ces êtres ensorcèlent les enfants pour les éloigner de leurs parents pendant un temps. Au cours de cette période, ils leur apprennent de nombreux secrets sur la vie dans les bois. Puis lorsque les enfants atteignent l’âge de 7 ans, ils sont rendus à leur parents à jamais transformés de cette expérience enchanteresse dans la forêt.

Le boto

Boto est le nom donné au dauphin rose qui vit dans le fleuve Amazone et sa légende est l’une des plus célèbre du folklore brésilien.

legende_boto

Celle-ci raconte que les soirs de pleine lune et généralement au cours des festivités du mois de juin, dans les villages bordant le fleuve, le dauphin rose se transforme en un élégant et beau jeune homme afin de venir faire son apparition à la soirée. Ce dernier, charmeur et bon danseur est tout vêtu de blanc et porte un grand chapeau afin de cacher son grand front (sa transformation n’étant pas totalement finie).

Au cours de la soirée, il choisit l’une des plus belles filles et l’emmène au bord du fleuve pour la féconder. Au petit matin, il disparait dans les eaux du fleuve où il se transforme à nouveau en dauphin, abandonnant la belle demoiselle.

Lorsqu’une femme accouche d’un enfant hors mariage dont le père est inconnu, il est coutume de dire de cet enfant qu’il est le « fils du dauphin rose ».

Les jeunes filles sont d’ailleurs mises en garde par leur mère de se méfier des beaux jeunes hommes se présentant à elle, en effet celui-ci pourrait être en réalité un dauphin.

 La légende du Guarana

Le Guarana est une plante grimpante dont le fruit ressemble à un œil humain. Connu pour ses nombreuses vertus et ses effets énergisants, on va vous raconter la très belle légende de son origine.

Il y a fort longtemps, dans les profondeurs de la forêt brésilienne, vivaient une femme et son époux. Le couple, aimé de toute la tribu était heureux. Mais une chose manquait à leur bonheur : un enfant.

Un jour, le dieu du tonnerre Tupã, décida de leur faire cadeau d’un fils. Ce dernier combla le couple de bonheur. L’enfant, également aimé de tous, était très fort et intelligent. Il s’intéressait à tout, savait manier l’arc et la flèche et connaissait tous des animaux de la forêt.

Il y avait une chose néanmoins dont on ne lui avait jamais parlé à cause de son jeune âge : l’existence de Jurupari, l’esprit mauvais de la forêt. Et la réputation de l’enfant avait attiré l’attention de cet esprit malin, devenu jaloux de celui-ci.

Un jour, le jeune garçon parti comme à son habitude dans la jungle afin de rapporter des fruits exotiques à sa mère. Il monta pour cela dans un grand arbre afin de les récolter. Jurupari jugea le moment parfait pour attaquer le garçon. Il prit l’apparence d’un serpent inoffensif. Le garçon, ami des animaux de la forêt, ne s’inquiéta pas de l’arrivée de ce reptile et Jurupari en profita pour le mordre à la cheville et lui injecter son venin mortel. L’enfant paralysé tomba alors de l’arbre. Et Jurupari s’en reparti.

Lorsque les parents du garçon et la tribu découvrirent la triste nouvelle, ils pleurèrent tous la mort de l’enfant. Tupã, également attristé, demanda à la mère de planter les yeux de l’enfant en terre, lui indiquant que de ceux-ci naitrait une plante unique.

Plusieurs mois après cela, à l’endroit où les yeux avaient été plantés, germa une très belle plante, dont les fruits ressemblaient aux yeux du garçon. Voilà comment est né le guarana. En langue Tupi, guarana signifie d’ailleurs « arbre de vie » apportant santé et bonheur.

le guarana

 

La légende du Serpent Géant 

Cette légende également appelée « légende du serpent géant d’Amazonie » a inspiré de nombreux films, musiques et poèmes. Ce personnage du folklore brésilien est également connu sous le nom de Serpent Honorato, Norato ou encore Boiuna.

serpent_geant_amazonie

La légende raconte de ce serpent qu’il est gigantesque et qu’il vivrait dans les profondeurs des fleuves et des lacs. Ses yeux fluorescents terrorisent les personnes qui croiseraient son chemin.

L’histoire la plus connue raconte qu’une jeune femme d’une tribu amazonienne, enceinte du serpent Boiuna, aurait donné naissance à des jumeaux. Un garçon appelé Honorato (ou Norato) et une fille nommée Maria Caninana.

Effrayée par l’apparence de ses enfants-serpents elle les jeta dans le fleuve.

Les deux enfants avaient deux personnalités totalement différentes. Tandis que le garçon avait un cœur bon et rendait toujours visite à sa mère, Maria, quant à elle, en colère contre ce qu’avait fait sa mère, ne lui rendit jamais visite.

La jeune fille avait un fort tempérament, elle effrayait sans cesse les populations et les animaux et faisait même chavirer les bateaux.

Son frère, fatigué de son comportement, se résolut un jour à la tuer afin de mettre un terme à la souffrance de nombreuses personnes.

Il est dit que les nuits de pleine lune, Honorato se métamorphosait en humain et pouvait ainsi aller sur la terre ferme. Mais lorsque terminait la pleine lune, il devait s’en retourner à nouveau dans les fleuves.

Pour rompre le charme, il fallait qu’une personne blesse le serpent à la tête et lui verse du lait dans son énorme bouche. Or tout le monde était effrayé lorsque celui-ci reprenait son apparence de reptile et personne n’eut le courage de tenter l’expérience jusqu’au jour où un vaillant soldat le libéra enfin de la malédiction. Honorato put ainsi continuer sa vie sur la terre ferme comme n’importe qui et être avec sa famille.

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