L’Amazonie : le poumon de la Terre ?
Depuis quelque temps, l’Amazonie suscite l'intérêt de la presse mondiale. Cette forêt tropicale dense de plus de 5,5 millions de km² s’étend sur 9 pays d’Amérique du Sud. Elle est souvent associée au « poumon de la planète », mais est-ce véridique ?
Une forêt essentielle pour tous
Il faut savoir que la forêt amazonienne joue un rôle essentiel dans la régulation du climat. Elle absorbe une partie du CO₂ contenu dans l’air, pour ensuite rejeter de l’oxygène dans l'atmosphère. Rentrons à présent plus dans les détails de ce phénomène. Grâce à ses feuilles, chaque arbre peut capter du carbone présent dans l’air. Ensuite, avec la lumière du soleil, il transforme ce carbone en oxygène, qu’il rejette dans l’atmosphère.
Le laboratoire des sciences du climat et de l’environnement (LSCE) estime que l’Amazonie absorberait actuellement 1 milliard de tonnes de carbone par an. Cela reste minime comparé aux 800 milliards de tonnes de CO₂ présentes dans l’atmosphère. De plus, la forêt amazonienne consomme davantage d’oxygène qu’elle n’en produit. Pour vivre et croître, l’arbre a besoin d’oxygène qu’il a lui-même produit ; il en conserve donc une partie avant d’en restituer à l’atmosphère.
Par la suite, nous verrons pourquoi il est important de préserver cette forêt.

La forêt amazonienne maintient l'humidité dans l’air en produisant de la vapeur d'eau. L’Amazonie voit passer au-dessus de ses arbres des masses de vapeur d’eau dont les volumes et les débits sont impressionnants : on les appelle les rivières volantes. Leur volume total avoisine celui du fleuve Amazone, un phénomène découvert par des scientifiques brésiliens. Cela permet d’apporter de l’humidité jusqu’au sud du Brésil. La protection de l’Amazonie est primordiale pour le bien-être de l'écosystème.
Les océans ou le véritable poumon de la planète
Si la forêt amazonienne n’est pas scientifiquement « le poumon de notre planète », ce sont les océans qui peuvent être qualifiés ainsi. Ils absorbent 50 % du dioxyde de carbone présent dans l’air grâce au phytoplancton situé dans l’eau. Ils produisent plus de la moitié de l’oxygène que nous respirons au quotidien.
Leur biomasse* totale est nettement supérieure à celle de la forêt amazonienne. Les océans sont donc les premiers producteurs d'oxygène et le plus grand piège à CO₂ du monde : le « poumon bleu de la planète ».
*Masse de matière vivante subsistant en équilibre sur une surface donnée du globe terrestre (aquatique, terrestre, végétale ou animale).

Une ceinture verte à protéger
Le « poumon de la planète » n’est donc pas le terme le plus approprié pour parler de la forêt amazonienne, même si celle-ci reste une ressource très importante pour la biodiversité mondiale. Cette région où la faune et la flore créent des écosystèmes uniques abrite également 40 % des espèces végétales et animales de la planète, 50 000 espèces d’arbres, 324 espèces de mammifères et plus de 300 espèces de reptiles. De plus, il est important de préserver l’habitat des peuples indigènes résidant en Amazonie. La protection de cette forêt est primordiale pour l’équilibre climatique de la planète. Si la forêt disparaît, la température du sous-continent sud-américain augmentera de 4 °C, les pluies diminueront et les périodes de sécheresse s’allongeront.
L’Amazonie fait partie des trois plus grandes forêts du monde. Avec le bassin du Congo et les forêts de l’Asie-Pacifique, elle compose ce que l’on appelle : la « ceinture verte ». La forêt amazonienne est également appelée « le poumon vert de la planète ». Ce nom est donc plus approprié pour qualifier l’Amazonie. Il ne faut pas négliger sa protection.

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